Slamming : méfiez-vous des arnaques à l’enregistrement de noms de domaine internet

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Le nom de domaine est le support de l’identité de l’entreprise sur internet. Il est lié à son site donc à son audience, et il est également lié aux adresses E-mail. La perte de celui-ci est synonyme d’anonymat et d’interruption des communications numériques.

Sur internet, personne n’est réellement « propriétaire » de son nom de domaine : il se loue, pour des périodes allant de 1 à 10 ans, auprès d’organismes appelés « registres », par l’intermédiaire de « registrars » (ou bureaux d’enregistrement), à des « titulaires ». Il n’est pas rare pour le titulaire d’un nom de domaine de recevoir des courriels « officiels » l’avertissant qu’une société tierce souhaite déposer des noms de domaine similaires au sien ; et que, par « éthique », elle propose au titulaire de déposer ces domaines en priorité. Il s’agit de slamming, c’est-à-dire une arnaque à l’enregistrement de nom de domaine.

Qui sont les « slammeurs » ?

Ils se présentent la plupart du temps comme des sociétés chinoises de gestion de nom de domaine. Pour trouver leurs victimes, rien de plus simple : les informations de contact et la date d’expiration du nom de domaine se trouvent généralement dans le Whois, c’est-à-dire les informations publiques associées à un nom de domaine. Un robot explore les noms de domaine existants et en extrait les e-mails de contact.

Déchiffrer leurs méthodes : le chantage à l’enregistrement de nom de domaine

Ils prétendent alors qu’une entreprise vient de déposer une marque identique à votre nom de domaine et veut acheter des noms de domaine dans les extensions asiatiques (.CN, .IN, .HK, .TW, etc) et vous proposent de les réserver en premier afin d’éviter d’être victime de cybersquatting.

Une variante consiste à vous faire croire que les noms de domaines correspondant à votre marque ont déjà été réservés par un spéculateur qui vous propose de les revendre à prix fort ; l’intermédiaire, complice du spéculateur, se propose alors de négocier le meilleur prix de rachat.

Pourtant, les noms de domaines concernés sont généralement soit déjà disponibles, soit en passe de le redevenir. Le principe reste donc le même : l’escroc cherche à vous vendre des noms de domaine sans intérêt à prix d’or.

Comment réagir ?

Il faut avant tout identifier le slam. Tout e-mail de demande de renouvellement qui n’est pas issue du bureau d’enregistrement auprès duquel vous avez déposé vos noms de domaine est suspect.

Pour vérifier, il suffit de copier un extrait de l’e-mail reçu dans un moteur de recherche. Si c’est un slam, vous retrouverez sans doute des mentions faisant état d’arnaques dans les résultats.

La société Keep Alert, spécialisée dans la protection de marques en ligne recense les slammers et a créé un véritable musée du slam en présentant leurs e-mails de prospection sur son site www.keepalert.fr

Il suffit ensuite d’ignorer ces sollicitations. Si votre prestataire est professionnel, le renouvellement de vos noms de domaine sera automatique.

Des outils pour les entreprises

La solution qui vient spontanément à l’esprit est d’acheter tous les noms de domaine correspondant à une marque pour les protéger d’une réservation par un tiers. Mais elle peut rapidement se montrer coûteuse, en raison des variantes typographiques et surtout du nombre d’extensions internet, toujours croissant (1 200 nouvelles extensions internet ou « NewgTLDs » sont prévues entre 2014 et 2016). La protection doit être faite sur les extensions clés et celles des pays ou activités sur laquelle l’entreprise est présente. Pour le reste, il existe heureusement des outils de surveillance de nom de domaine, qui avertiront automatiquement l’entreprise concernée en cas de nouveau dépôt de nom de domaine contenant ou approchant la marque. Dans le cas d’usages abusifs, une procédure extrajudiciaire dite « UDRP » permet au titulaire de la marque de récupérer le ou les noms de domaine concernés en les réclamant auprès du registre concerné.

À propos de Keep Alert

Keep Alert est un service en ligne destinée aux professionnels du juridique pour la surveillance de cybersquatting et la détection de contrefaçons. Édité par la société Systonic, spécialiste en hébergement et en sécurité, le service touche les grandes enseignes, les exportateurs et les pure players du web, en Europe et aux États-Unis.

Plus d’informations sur www.keepalert.fr

Contact : Jean-François Poussard, directeur - 06.29.40.62.42 - jf.poussard@prodomaines.com

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